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À toutes celles qui, suite à un bouleversement violent, se sont senties obligées de porter une perruque

Comme celles qui me connaissent le savent et le voient, pour 85% du temps je suis crâne rasé. Ce que peux savent c’est qu’au départ ce n’est pas par choix. Il y a quelques années, alors en France, ma famille et moi avons subi des violences qui nous ont marquées pour la vie. Le lendemain matin ce fut le choc: suite à cette journée d’épouvante, mes cheveux tombaient par poignées entières. Face à cette hécatombe j’ai décidé sur-le-champ de raser le peu de cheveux qui me restaient. Vous pouvez imaginer le choc des enfants venant me dire bonjour et me trouvant sans un cheveu sur la tête !

Ce même matin j’étais dans l’obligation de sortir. J’ai demandé à ma fille de m’accompagner. Elle m’a dit : « D’accord ! Mais tu ne comptes quand même pas sortir comme ça crâne rasé. C’est sûr que je ne t’accompagnerai pas si tu sors comme ça ». En fait, mon choix était déjà fait et il était hors de question que je mette une perruque pour dissimuler ce que j’étais devenue. Je suis donc sortie crâne rasé sans ma fille.

Je vis dans ce corps, un corps qui change constamment au fil du temps. Bien sûr il y a des changements plus ou moins rapides, plus ou moins impactants, plus ou moins drastiques, et celui-là est assurément violent. Mais ce corps reste celui avec qui je vis, et je veux vivre avec lui en harmonie. Je me dois de le respecter, de l’entretenir, de le préserver, de le choyer, de l’aimer et mon crâne ne fait pas exception. Je ne veux pas qu’il y ait des parties de mon corps que je n’aime pas au point de devoir les cacher, les dissimuler.

Bien sûr il y a des parties de notre corps que nous montrons uniquement dans l’intimité, mais ça c’est une autre histoire et ce n’est pas parce que nous ne les aimons pas. Non, là je parle de parties de notre corps qui nous posent tellement problème que nous nous sentons obligées de les dissimuler, de les cacher. Une voie que je me refuses d’emprunter sachant qu’elle ne peut qu’engendrer un mal-être permanent et plomber à jamais mon quotidien. C’est pourquoi j’ai choisi sur le champ de faire face à la situation, et ce même matin d’hécatombe capillaire de sortir sans perruque. C’était faire face au regard de l’autre en maintenant mon intégrité, de me forcer à m’imposer telle que j’étais devenue subitement suite à cette agression.

Je sais par expérience que ce n’est pas une voie facile et qu’elle demande du courage mais je sais aussi que c’est celle qui nous permet de dépasser le malaise, la frustration et la douleur permanente qu’engendrerait un refus de faire face de front à la situation. Mais ce que je sais aussi c’est qu’il y a des approches, des méthodes et des outils qui existent pour nous aider à suivre cette voie et sortir du porter une perruque par obligation. 

La voie qui nous permet d’approcher le bien-être. Ces approches, ces méthodes, ces outils je les connais, non seulement pour y avoir été formées et les transmettre, mais surtout pour les avoir empruntés, expérimentés et utilisés moi-même.

Vous qui chaque matin enfilez cette perruque par obligation faites le pas, prenez contact avec moi pour que nous en parlions à cœur ouvert et que déjà cet échange vous laisse entrevoir qu’il y a un autre possible, un possible plus apaisant, bienfaisant et serein. 

 

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